Ce travaille s’inscrit dans une recherche et étude que je mène sur le visage humain du Christ. Pour ce travaille, j’ai eu bien sûr en tête l’image du saint Suaire de Turin ou de nombreuses autres représentations. Mais ce qui m’a guidé le plus dans cette recherche c’est mon propre regard que je pose sur le Christ Lui-même. Cette image représente le visage du Christ et nous plonge dans le mystère de l’Incarnation. Comment Dieu le Tout-Puissant à pu prendre les traits de nos visages ? Il y a une incompatibilité de nature, il n’est pas raisonnable de penser qu’une telle chose ai pu se produire. C’est pourtant bien ce que j’affirme dans ma foi. S’ Il a pris les traits de nos visages, nous pouvons peut être alors le reconnaître aussi dans nos traits à nous.
Le premier fruit de ce travaille d’étude se traduit par ce bas relief taillé dans du bois de noyer, patiné et ciré. Il mesure 48 cm de haut sur 35 de large. Tarif 2200€.
Réflexion sur le visage.
Chaque visage est un mystère qui porte et exprime une histoire et un devenir : le passé qui nous as modelé et l’avenir, le bonheur à lequel nous aspirons. Les traits de nos visages expriment en même temps deux réalités : celle de notre condition humaine, reliée au temps, à l’espace, la distance, la matière, à notre finitude, à la mort. Mais nos traits portent aussi l’Espérance d’une vie sans fin, et sont témoins d’une extraordinaire diversité de la création. Les traits de nos visages sont le reflet de notre âme.
Alors, pour un artiste, réaliser un visage humain est déjà une expérience artistique très forte, car nous touchons ( encore de loin) au don de vie en donnant forme à la matière jusqu’à susciter par certains traits à des émotions. Aurions-nous aussi ce pouvoir de faire éclore la vie ? Qu’en est-il alors lorsqu’il faut interpréter le visage du Christ, lui le Créateur de la Vie toute entière ?… Les traits d’un visage sont souvent marqués plus ou moins, d’une manière ou d’une autre manière, on se rends compte assez vite qu’il n’y a pas de visage sans défaut, la perfection comme on a souvent tendance à la concevoir n’existe pas dans un visage, ou alors il ressemblerait plus à un robot. Oui, finalement, grâce à Dieu, la perfection n’est vraiment atteinte par aucune de ses créatures, ( sauf pour nous les croyants en ce qui concerne la Vierge Marie : l’Immaculée Conception). Dieu semble avoir enfermé l’humanité et la création entière dans l’imperfection, et c’est peut être tant mieux. La perfection ne serait-elle pas qu’un attribut du Paradis perdu ? Notre jardin d’Eden s’est transformé en jardin à travailler, (il y sera peut être au bout !) Nous sommes en tout cas bien plus proche pour la plupart de nous de ce jardin à travailler que de ce jardin d’Eden. Les traits de nos visages, chargés de nos espoirs et des blessures accumulées au long de nos jours, vont caractériser cette forme, qui sera unique pour chacun. Alors pour le Christ qui à pris chair de notre chair, quels traits pouvait-il bien avoir ? Lui le Parfait, quel divine espérance, quel défaut ou faiblesse pouvait-on à l’époque lire sur son visage ? Lui le Parfait, comment a t-il pu prendre forme imparfaite ? Les nombreuses personnes l’ayant croisés, vu, ayant parlé avec lui, devait être saisie par la beauté et la perfection de ses traits. Non, Dieu n’a sans doute pas la même notion que nous de ce qu’est la beauté et de la perfection. A travers ce travail sur les visages, au delà de la recherche esthétique, c’est bien la Présence, présence à un mystère qu’est la personne, ces traits ne sont finalement qu’un outils et une faible expression pour approcher et toucher cette autre réalité qu’est la personne humaine, et Divine. Ce regard porté sur nos visages ou sur le visage du christ, nous donne alors peut être un avant-goût de ce jardin d’Eden à lequel nous aspirons et qui est sans doute plus réel que les simple apparences nous laisseraient croire.



